Un membre du gouvernement mauritanien encense l’esclavage selon une ONG

, par  masterEveil , popularité : 23%

L’ONG (Initiative d’Opposition contre les Discours Extrémistes et la Lutte contre l’Esclavage et le Terrorisme) dépose plainte contre M. Amédi Camara, ministre de l’environnement dans le gouvernement du premier ministre Yahya Ould Hadémine au parquet de Nouakchott.

Le ministre avait participé à une cérémonie où des esclaves lui sont présentés comme faisant parti intégralement de la culture et traditions Soninké. Cette plainte tombe à la veille de la 62ème Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples qui se tiendra à Nouakchott (Mauritanie) du 25 avril au 09 mai 2018.

C’était tellement étonnant qu’un ministre prend autant de risques à sa charge, plusieurs personnes, pendant plusieurs jours, rien que pour proférer des chants et éloges esclavagistes, qui encouragent l’enracinement « culturel » de l’esclavage, pendant que son gouvernement nie l’existence du phénomène sur le sol Mauritanien.

Quand un ministre montre cette face odieuse de la Mauritanie réelle au monde entier, c’est-à-dire, être fier de posséder des esclaves au 21ème siècle, fait partie de la culture Mauritanienne, qui peut nier son existence ? Ils ont filmé la cérémonie et les images ont été envoyées dans les réseaux sociaux pour montrer la présentation d’esclaves Soninké avec une belle somme d’argent en guise de cadeau.

La loi Mauritanienne incriminant l’esclavage nous dit :

Article 6 : La qualité de fonctionnaire ou officier public, de dépositaire ou agent de l’autorité ou de la force publique de l’auteur d’infractions, prévues par la présente loi, constitue une circonstance aggravante.

Article 18 : Tout wali, hakem, chef d’arrondissement, officier ou agent de police judiciaire qui ne donne pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes qui sont portées à sa connaissance est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de cinq cent milles(500.000) à un million (1.000.000) d’ouguiyas.

Pour rappel, les délits qui sont liés à l’esclavage et ses séquelles sont imprescriptibles.

Guidumakha


Echos&Confi

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