Une chance sur mille qu’un dialogue politique se matérialise

, par  Webmastrer , popularité : 14%

Les tractations pour le lancement d’un dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition se poursuivent, après un léger arrêt dû au voyage extérieur du Président en exercice du FNDU Ahmed Ould Daddah.

La relance de ces pourparlers de la dernière chance pour l’avènement d’un dialogue véritable sont encore très minces. Alors que l’opposition exige des garanties internationales, les députés de la majorité ne sont pas favorables à des élections anticipées conduisant à une dissolution anticipée du parlement.

L’opposition exige des garanties internationales
- Des forces politiques du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) ont exigé des garanties internationales pour le projet de dialogue en gestation avec le pouvoir du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ces parties sont très réservées, se gardant de cautionner à la va-vite des concertations qui peuvent rééditer d’anciens échecs cuisants d’accords convenus entre le pouvoir et l’opposition, au terme de pourparlers, tel que le fameux accord de Dakar de 2008, paraphé à l’époque pour l’opposition par l’ex FNDD et resté à l’état papier, malgré une médiation internationale.

Selon ces forces politiques réticentes d’entrer dans un dialogue direct avec le pouvoir et sa majorité, l’expérience des concertations a montré plus d’une fois, que le pouvoir ne respectera aucun engagement pris par son gouvernement dans le cadre de l’actuel projet de dialogue.
Ces réserves cheminent incontestablement et malgré un report à une date indéterminée des sénatoriales partielles, le dialogue vers un fiasco total, replongeant le pays dans le précarré des crises politiques.

Des députés de la majorité hostiles à la dissolution du parlement
Des députés de la majorité présidentielle ont affirmé vendredi dernier, leur rejet total de tout dialogue politique conduisant à la dissolution du parlement et à l’organisation de nouvelles élections législatives anticipées.

Les parlementaires frondeurs aux concertations en cours, engagées entre le pouvoir et l’opposition depuis plusieurs semaines, motivent leur refus catégorique, par ce qu’ils appellent, les grands efforts qu’ils ont déployés au cours des législatives passées pour êtres élus.

Les députés hostiles aux pourparlers visant la recherche d’un consensus politique s’activent sous la houlette du parlement pour rassembler les parlementaires opposés aux actuelles tractations menées par les protagonistes politiques pour mettre fin à la crise qui prévaut.

« Il est aberrant que le pays organise des élections en l’espace de trois années, alors que tout le monde croupit encore sous le lourd fardeau des créances consécutives aux charges énormes de la campagne électorale passée », affirment ces députés.

Le RFD pourrait boycotter le dialogue
La position du RFD -parti d’opposition, par rapport au dialogue politique en gestation, est encore tributaire d’une réunion que son Comité permanent doit tenir le lundi 9 février (NDLR hier).

Une réunion au cours de laquelle, cette haute instance dirigeante du RFD débattra des modalités et conditions qu’elle juge appropriées pour s’engager résolument dans les concertations et qui seront soumises sous forme de document au FNDU.

Le RFD qui détient actuellement la Présidence en exercice du Forum, mise sur la satisfaction de toutes les conditions libellées dans le document précité, qui sera présenté à l’appréciation du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Si les conditions du parti sont approuvées sans exception aucune, le RFD entrera le dialogue et qu’au cas où elles seront récuses ou acceptées en partie, il boycotterait les concertations.

Aux dernières nouvelles, on apprend que parmi les conditions du RFD, la déclaration du Président mauritanien de tous ses biens. Une exigence difficile qui peut conduire le parti d’Ahmed Ould Daddah à fausser route aux autres partis du FNDU dans leurs tentatives d’aller aux concertations.


Echos&Confi

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