Vient de paraitre : « Changement climatique et les maladies parasitaires dans les pays du Sud », Cas du paludisme et les bilharzioses dans la ville de Kaédi par Ibrahima SEMEGA

, par  masterEveil

Natif de Kaédi dans le sud de la Mauritanie, Ibrahima SEMEGA vient de publier à 25 ans un ouvrage sur le changement climatique et les maladies parasitaires dans les pays du Sud. Titulaire d’un master 2 en Géographie Environnementale, M. SEMEGA axe son analyse sur le paludisme et la bilharziose dans la ville de Kadi.

Le climat et le temps ayant une influence notoire la santé humaine les populations les plus pauvres et vulnérables restent les plus durement touchées. L’auteur part de ce constat et s’attelle a mieux examiner le degré de vulnérabilité des populations de la ville de Kaédi (Mauritanie) face à ces deux maladies parasitaires.

Selon lui, la compréhension de cette vulnérabilité permettra de contribuer à la résilience des populations et de favoriser la mise en place d’outils et de stratégies visant à renforcer l’adaptation aux changements climatiques.

Cet ouvrage permet d’observer que les conditions météorologiques extrêmes font chaque année plusieurs dizaines de milliers de victimes et minent la santé physique de millions de personnes (GIEC, 2013, d’une part, et que l’influence de la variabilité climatique a de fortes répercutions sur les maladies parasitaires comme le paludisme et les bilharzioses ou schistosomiases (OMS, 2012), d’autre part.

Il est également rappelé à la faveur de livre de haute facture intellectuelle que selon l’OMS l’impact de ces changements globaux à l’échelle planétaire n’est pas ressenti à la même ampleur selon les zones.

Paru aux Éditions Universitaires Européennes le 28 mars 2017, ce livre de 108 pages se base sur une cartographie des facteurs géographiques, environnementaux et socio-sanitaires de risque des deux maladies à travers une enquête géographique de localisation par GPS et une enquête ménage par questionnaire, d’une part et d’autre part sur la collecte et l’analyse de données météorologiques et cliniques historiques.

L’enquête, a notamment ciblé 1231 personnes réparties sur les trois (3) zones de la ville avec une moyenne d’âge de 45 ans, dont 679 (55%) femmes et 552 (45%) hommes. Un effectif assez représentatif de l’homogénéité de la ville de Kaédi.

KD (La Tribune)