Voyages du Président à l’intérieur : Une campagne électorale avant l’heure !

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Le choix fait par le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz de cette période préélectorale précise, alors qu’il vient de rentrer d’une seconde convalescence à Paris, pour multiplier les visites des wilayas de l’intérieur du pays, inaugurer des projets, renouveler son slogan de lutte contre la gabegie et prendre des mesures individuelles de grande portée populaire parait de plus en plus comme un fin stratège visant à mettre ses opposants devant le fait accompli : irréversibilité de l’organisation des élections législatives et municipales avant la fin de l’année 2013. Avec l’engouement manifeste des populations dans la capitale économique et hier dans la wilaya du Trarza et probablement demain dans l’Est, le centre et le Sud du pays, il y a de fortes chances que le peuple apporte son soutien total aux perspectives électorales, plaçant la COD qui continue de rejeter d’aller aux urnes sans garanties, dans l’embarras du choix.

C’est hier que le Président de la République a débuté une visite de 4 jours dans la wilaya du Trarza où il devra donner le coup d’envoi de la campagne agricole 2013-2014 ainsi que superviser les cérémonies de distribution gratuite de périmètres agricoles aménagés au profit des familles démunies de la wilaya et de diplômés chômeurs insérés dans ce secteur.

Une visite où le Président rencontra les populations pour leur renouveler ses engagements de lutte contre la gabegie, d’amélioration de leurs conditions de vie ainsi que d’assurer la sécurité, le bien être et l’unité nationale.

La semaine dernière, c’était la wilaya de Dakhlet-Nouadhibou qui avait rendez-vous à cette visite présidentielle placée sous le label du lancement officiel des activités de la Zone franche de Nouadhibou. Selon le président de l’Autorité de régulation de la Zone franche (ZFN), Ismael Ould Bodde Ould Cheikh Sidya, ce promoteur pole de développement est une réalisation économique découlant d’une nouvelle vision du développement basée sur l’exploitation optimale des potentialités du pays et de sa position stratégique privilégiée, en tant que pont, entre l’Afrique du Nord, l’Afrique noire, l’Europe occidentale et l’Amérique, soulignant par ailleurs que la ZFN offre une législative adaptée à la nécessité de promouvoir l’investissement dans un large domaine d’activités : développement de la pêche, des mines, du tourisme.

Ces visites présidentielles qui devront toucher dans les prochaines semaines d’autres contrées du pays ne cachent plus leurs dimensions électoralistes, réaffirmant à travers leurs grands échos et la forte mobilisation des partis de la majorité le maintien de l’agenda électoral à octobre prochain selon l’hypothèse basse et à la fin de l’année selon l’hypothèse haute.

Des visites qui se succèdent les unes après les autres, accompagnées parallèlement d’une orientation officielle versant elle aussi dans le même cap électoral notamment au niveau de la Ceni, du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, de l’agence nationale pour le registre de la population.

A ce rythme de précampagne électorale accéléré, la COD observe toujours un profil bas qui risque de lui être fatal, puisque pour gagner une bataille, il faut la préparer d’avance ; ce que l’opposition semble ne pas s’y employer alors que le peuple est entraîné par l’engouement des visites présidentielles à réclamer la tenue de ces consultations au plus vite possible, d’où le gros retard que la COD aura une fois le jour J arrivé.
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Amnesty International dénonce la torture en Mauritanie
L’ONG de défense des droits humains, Amnesty International (AI) a dénoncé plusieurs cas de tortures sur des détenus en Mauritanie. Cette condamnation a été faite sur la base des résultats d’une enquête menée par l’ONG en Mauritanie, au terme d’un séjour de 10 jours dans le pays.

La police en Mauritanie recourt à la torture pour contraindre des hommes, des femmes et des enfants à « avouer » des crimes durant leur détention provisoire, a déclaré Amnesty International. "Des prisonniers, y compris des hommes inculpés de terrorisme et de délits de droit commun, nous ont raconté les tortures subies durant leur garde à vue. Beaucoup ont été jugés dans le cadre de procédures totalement inéquitables et certains ont été soumis à des disparitions forcées", note le rapport établi par une délégation de AI dirigée par Alex Neve, Secrétaire général d’Amnesty International-Canada. Le rapport accuse également la Police de faire recours à la torture pour arracher des aveux aux individus placés en garde à vue, y compris des femmes.

“Ils m’ont fait m’accroupir. Ils ont attaché une de mes mains à mon pied avec des menottes et ont fait la même chose avec mon autre main et mon autre pied. Ils ont placé un bâton sous mes genoux et ont mis le bâton entre deux récipients d’eau. Cela m’a élevé dans les airs et ma tête s’est mise à balancer vers le sol. Ils ont commencé à me frapper sur la tête avec leurs bâtons. J’ai perdu trois fois connaissance” témoigne un garçon de 16 ans détenu à la Brigade des Jeunes, un poste de police de la capitale. En Mauritanie, la délégation a interrogé une soixantaine de détenus, y compris des femmes et des enfants incarcérés dans trois prisons de la capitale Nouakchott.


Echos&Confi

Les femmes bien loties dans le (...)