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Déclaration de Nouakchott : les participants aux travaux de la 55ème session du l’OCI -UPCI prennent note de la reconnaissance de l’État de Palestine par des Etats occidentaux

o Les participants aux réunions de la cinquante-cinquième session du Comité exécutif de l’Union des Conseils (parlements) des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, tenues les 3 et 4 février 2026 à Nouakchott, ont rendu public un communiqué sanctionnant la fin de leurs travaux dit “Déclaration de Nouakchott”, dans lequel, ils prennent note avec satisfaction la reconnaissance de l’État de Palestine par un groupe de pays occidentaux lors de l’agression sioniste contre les frères de Gaza,

Déclaration de Nouakchott

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

{Et cramponnez-vous tous ensemble au « Habl » d’Allah et ne soyez pas divisés}

Nous, participants aux réunions de la cinquante-cinquième session du Comité exécutif de l’Union des Conseils (parlements) des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, tenues les 15-16 Shaaban 1447H/3 et 4 février 2026 à Nouakchott, capitale de la République islamique de Mauritanie, sous la présidence de l’Assemblée nationale mauritanienne, et en réponse à son aimable invitation;

Etant attachés à l’unité de notre Oumma, fondée sur la fraternité basée sur la foi, dans la grâce de notre religion, et conscients que notre plus grand prophète n’a été envoyé qu’en miséricorde pour les univers;

Conscients des responsabilités que nous fait porter notre religion et notre statut juridique, en tant que représentants des deux milliards de musulmans répartis sur les continents du globe terrestre, envers notre Oumma et envers toute l’humanité;

Renouvelant notre engagement à œuvrer à la réalisation des objectifs de notre Organisation faîtière (Union des conseils des États membres de l’OCI);

Conscients de l’ampleur des défis auxquels la Oumma et, en fait, l’humanité tout entière sont confrontées à l’ère actuelle, d’où la nécessité de la solidarité et de la conjugaison des efforts pour activer les facteurs de force de la Oumma afin de pouvoir relever ces défis,

Notant avec une profonde consternation que l’État sioniste continue de défier les résolutions et accords internationaux et multilatéraux et de mépriser les valeurs humanitaires en allant de l’avant dans la violation de l’accord de cessez-le-feu et en continuant d’agresser nos frères de la bande de Gaza, en bombardant, tuant, arrêtant, déplaçant, envahissant, faisant exploser et détruisant, empêchant l’entrée de l’aide humanitaire et médicale et entravant la reconstruction; outre d’autres violations flagrantes qui se sont poursuivies en Cisjordanie et à Jérusalem, visant à profaner la mosquée Al-Aqsa et d’autres lieux saints, à pénétrer par effraction dans des logements et même dans des sièges jouissant de l’immunité, tel que le siège de l’UNRWA, et à prendre pour cible un certain nombre de pays islamiques;

Nous déclarons, avec la bénédiction d’Allah, ce qui suit : Nous attirons l’attention de la Oumma et de ses dirigeants, de ses organes parlementaires et de ses forces vives, ainsi que celle des forces de justice et d’équité dans le monde entier sur le danger que représente la poursuite, par les autorités sionistes, de leur approche agressive et voyou, en violation de toutes les chartes, lois, conventions, valeurs et coutumes. Malheureusement, dans cette démarche, ces autorités bénéficient de l’appui de grandes puissances, qui devraient montrer l’exemple en matière de respect du droit international, ce qui a fait de l’État sioniste le seul à enregistrer, à l’ère actuelle, les actes d’agression les plus durables et les plus vastes sur le plan géographique. C’est ainsi qu’en plus de l’agression qui se poursuit depuis des décennies en Palestine, rien qu’en 2025, la série d’agressions israéliennes s’est étendue à la violation de la souveraineté et de l’inviolabilité de huit pays, dont le Liban, le Qatar, le Yémen, l’Iran, la Syrie et la Tunisie, et les attaques ont porté sur les eaux territoriales de pays non musulmans comme la Malte et la Grèce. A ceux-là s’ajoutent d’autres pays que l’État sioniste a par le passé, attaqués, comme l’Égypte, la Jordanie, l’Irak, le Soudan et la Somalie. Ainsi, cet État, si défiant à l’égard de toutes les valeurs, a enregistré un niveau record dans les pratiques contemporaines d’agression sous toutes ses formes et s’est imposé comme un ennemi non seulement des Arabes et des Musulmans, mais aussi du monde entier.

Nous nous félicitons de l’initiative de l’Afrique du Sud et des pays qui l’appuient de porter plainte devant la Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale concernant le génocide commis par les autorités sionistes dans la bande de Gaza. Nous saluons également la vigilance de la conscience humaine à travers le monde entier, et en Occident en particulier, et le vaste mouvement d’étudiants et de masses qui en a résulté en solidarité avec le peuple palestinien et en condamnant l’agression sioniste, et appelons à investir ce gain dans le renforcement des points communs humanitaires et dans la recherche de la construction de bases mondiales pour protéger les nobles valeurs humaines et défendre des causes justes dont en premier lieu, la cause centrale de la Oumma, la question de la Palestine, qui est la plus grande injustice historique de l’époque.

Nous saluons l’initiative du Royaume d’Arabie Saoudite qui a conduit à la reconnaissance de l’État de Palestine par la majorité des pays du monde, en application des résolutions de la Conférence Internationale de haut niveau pour le Règlement Paisible de la Question Palestinienne, conference tenue à New York en septembre 2025.

Nous notons avec satisfaction la reconnaissance de l’État de Palestine par un groupe de pays occidentaux lors de l’agression sioniste contre nos frères de Gaza, ce qui a porté le pourcentage de pays qui reconnaissent l’État de Palestine à plus de 80 % des pays du monde, dont quatre membres permanents sur cinq du Conseil de sécurité. Nous demandons à ces pays et à l’ONU de faire pression sur la puissance occupante pour qu’elle mette fin au processus de judaïsation de Jérusalem et à la modification de ses monuments historiques, qu’elle mette fin aux campagnes de colonisation, de déplacement, d’invasion et de détention systématique, qu’elle mette fin à toutes les formes de siège, qu’elle libère les prisonniers et qu’elle permette au peuple palestinien de jouir de son droit légitime d’établir un État sur son territoire avec Al Qods Al Charif pour capitale.

Nous affirmons notre solidarité avec la République islamique d’Iran, pays du siège de l’Union, et notre opposition ferme à toute agression extérieure contre elle ou contre tout État islamique, et appelons au respect du droit international et à la fin de la politique de deux poids, deux mesures dans nos relations avec les pays et les peuples, compte tenu du déséquilibre et de l’instabilité qui en résultent, en plus de l’encouragement à la violation des normes et des lois, à la destruction et à l’effusion de sang.

Nous mettons en garde contre les dangers de la politique de deux poids, deux mesures qui conduit à la primauté de la logique de la force sur le pouvoir de la raison, de la vérité et de la justice, et appelons à une initiative parlementaire menée par notre Union en coordination et en coopération avec les blocs parlementaires régionaux et internationaux, afin d’établir un nouveau Hilf elfoudhoul (alliance des vertus حلف الفضول )[1] qui ouvrira la voie au rétablissement d’un nouvel ordre mondial sur des bases plus justes et équitables.

Nous rappelons que la Oumma détient des facteurs de force morale et matérielle qui la qualifient pour reprendre l’initiative, et pour passer du cercle de l’émotion et de la soumission au cercle de l’action et de l’influence, pour jouer le rôle qu’elle mérite dans la refonte de l’ordre mondial et empêcher sa rupture ou son déclin à un niveau qui porte plus de préjudices à la Oumma et à l’humanité.

Nous appelons à l’adoption d’une approche inclusive dans la lutte contre les phénomènes de la radicalisation et de l’extrémisme violent, qui va au-delà du simple traitement des symptomes pour s’attaquer aux racines profondes de la maladie, notamment l’injustice, l’ignorance, la pauvreté et l’absence de dialogue, ce qui exige de privilégier la soft puissance pour contrer le phénomène en adoptant des politiques d’éducation, de développement et de droits de l’homme capables d’assécher les sources de l’extrémisme et en usant, le cas échéant, des mécanismes appropriés de dialogue et de débat avec bienveillance.

Demandons au Secrétariat général de l’Union et au Comité des minorités de mettre en place un mécanisme régulier de suivi de la situation des minorités islamiques dans d’autres sociétés et de prendre les mesures nécessaires, en coopération avec les organes gouvernementaux compétents pour persuader les autres États de prendre soin de ces minorités et de leur faire jouir des droits civils, religieux, culturels, politiques et économiques leur permettant de pouvoir conserver leur identité et de vivre en paix et en harmonie avec les communautés hôtes.

Nous saluons l’intérêt qu’accorde l’Union aux questions migratoires et des migrants, appelons à une plus grande attention à ces questions et œuvrons à proposer un plan islamique coordonné pour lutter contre les méfaits du phénomène migratoire et ses répercussions sur les pays et les sociétés musulmans.

Nous appelons à un vaste mouvement parlementaire afin de promulguer des lois et de conclure des pactes et des conventions internationales qui criminalisent l’atteinte aux sacralités et aux symboles religieux, en général, et fixent des lignes rouges au phénomène de l’islamophobie.

Nous rappelons que la lutte contre le phénomène de l’islamophobie implique une grande responsabilité pour les conseils de la Oumma (parlements), ainsi que pour ses organes diplomatiques, médiatiques, culturels, éducatifs et de plaidoyer afin de répondre aux soupçons soulevés contre la sainte religion et de travailler à la présenter correctement aux peuples du monde. Cette responsabilité devrait faire l’objet d’une alerte publique au sein des pays de la Oumma, surtout parmi les communautés musulmanes pour les encourager et les aider à incarner l’image tolérante de l’islam dans leur comportement et leurs relations avec les gens.

Nous notons avec une grande satisfaction l’initiative de la Mauritanie de proposer un document intitulé « la dignité de la femme en islam », qui donne une vision authentique des droits de la femme, en application des recommandations du douzième Congrès des femmes parlementaires musulmanes tenu à Jakarta, ainsi que son initiative de présenter un rapport national sur la mise en œuvre des recommandations de l’Union et appelons tous les parlements membres à présenter des rapports annuels réguliers à cet égard.

Nous rappelons aux parlements membres l’importance de travailler à la ratification des accords internationaux visant à protéger notre planète, foyer commun de l’humanité, contre les dangers du changement climatique, et appelons les gouvernements à formuler des politiques et des programmes d’action fermes à cette fin.

Nous appelons à l’adoption d’une définition précise et spécifique du terme « terrorisme », conforme aux dispositions de la loi islamique, de la légitimité internationale et des principes des droits de l’homme, et à éviter de confondre les actes terroristes criminels avec les droits légitimes des peuples à défendre leur souveraineté et leur dignité.

Nous affirmons que l’islam a jeté les bases solides pour garantir les droits de l’homme et même; plus que cela ; en proclamant le principe de la dignité humaine. Toutefois, nous rejetons catégoriquement toute tentative d’exploiter la cause des droits de l’homme pour remettre en question les principes de la loi islamique ou s’ingérer dans les affaires intérieures des pays islamiques.

Nous nous félicitons de l’accueil de cette session par l’Assemblée nationale mauritanienne qui a fourni tous les efforts nécessaires à son succès, et nous félicitons le Gouvernement et le peuple mauritaniens pour la sécurité et la stabilité dont jouit la Mauritanie, Dieu merci, et pour les efforts qu’elle a déployés et qu’elle déploie en faveur des causes justes, notamment la question de Palestine. De même, nous aspirons avec intérêt à un monde de sécurité, de stabilité et de respect mutuel.

 »C’est à Allah qu’il appartient de montrer le droit chemin »

Fait à Nouakchott, le 16 Shaaban 1447H/4 février 2026

Les Participants

[1] Une alliance établie à l’époque pré-islamique entre des peuples non musulmans, en présence du Prophète (PSL), qui l’a entérinée dans l’Islam parce qu’elle a été conclue sur des valeurs humaines vertueuses.

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