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Réseaux sociaux et dangers de la subversion politique

Les réseaux sociaux occupent de plus en plus de place dans l’architecture médiatique en Mauritanie en essayant de déclasser les médias traditionnels (presse papier et sites) qui perdent du terrain face à ce qui est bien une révolution numérique rappelant la révolution industrielle du 19e siècle.

Malgré le rôle qu’ils jouent dans la « démocratisation de l’information », les réseaux sociaux, Facebook en premier, sont un couteau à double tranchant, comme on dit. Cela s’éprouve éloquemment dans un pays comme la Mauritanie où chaque détenteur d’un smartphone et d’une page Facebook peut se prévaloir du titre de blogueur – blagueur  plutôt – et même de journaliste distribuant à tort et à travers critiques et satisfecit en fonction de ses relations familiales, régionales et même raciales.

C’est cette logique partisane, largement entretenue aujourd’hui par des blogueurs soumis, consciemment ou non, à la manipulation de groupes tapis dans l’ombre qui cherchent à déstabiliser le pouvoir du président Ghazouani, mènent une campagne sournoise contre ses soutiens les plus fidèles et les plus efficaces : Le Premier ministre Mohamed Bilal Messoud, le ministre de la Défense Hanena Ould Sidi, le ministre chargé du cabinet du président de la République, Moctar Ould Diaye, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, le président du parti au pouvoir, Mohamed Maalainine Ould Eyih, et j’en passe.

Cette cabale ne s’arrête pas là. Elle est orchestrée aussi, à un autre niveau, depuis que le Président de la République a entamé son mandat de président de l’UA.

Pour saborder ce succès diplomatique éclatant et essayer d’en perturber la visibilité médiatique, on s’en prend à ceux qui en constituent les chainons les plus apparents : le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, et notre ambassadrice à Addis Abeba, Khadjetou M’Bareck Fall.

Nommée à ce poste de confiance en 2020 après avoir fait ses preuves comme Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Chargée des Affaires Maghrébines, Africaines et des Mauritaniens à l’Etranger et de ministre du Commerce, sortie du Gouvernement sans trainer de casseroles, Mint M’Bareck Fall a fait un parcours sans faute depuis assurant une représentation digne et responsable de son pays auprès de l’Ethiopie et de l’Union africaine. Ceux qui s’en prennent à elle, à ce moment précis où la Mauritanie a besoin d’une diplomatie proactive assurée par une ambassadrice présente sur le terrain depuis quatre ans et, donc, connaissant bien les dossiers qui seront soumis à Son Excellence le Président de la République, ne cherchent rien d’autre qu’à saborder notre présidence de l’organisation continentale.

Réputée être une dame de fer, l’ambassadrice de la Mauritanie en Ethiopie sait défendre les intérêts suprêmes de son pays et œuvrer, avec ses talents de diplomate chevronnée, avec son ministre de tutelle, dans la préparation des dossiers qui attendent le président de l’UA. Ceux qui suggèrent malicieusement, par blogueurs interposés, qu’il faut procéder à son remplacement cherchent, justement, à torpiller la présidence africaine d’Ould Ghazouani en passant de l’essentiel (un traitement des grands dossiers qui a déjà commencé au niveau de la Présidence) à des considérations de « placement » de personnes en quête de point de chute, même au détriment des intérêts du pays !  

Au plan politique, Khadijetou Mint M’Bareck Fall jouit d’une bonne assise populaire aussi bien dans son Boghé natal qu’au sein de sa communauté et à Nouakchott. Femme de conviction, elle est surtout une femme d’action. Déjà, quand elle était élève au lycée de Boghé (je fus son professeur en classe de terminale D), elle avait toujours fait preuve d’engagement et de fermeté quand il s’agissait d’affirmer un droit ou de lutter pour que la question de l’unité nationale ne soit pas un vain mot dans un milieu où les tentations d’exclusion étaient grandes. Je me rappelle qu’elle avait tenu fermement à ce que les représentants du lycée de Boghé, lors d’un voyage de jumelage à Lyon (France) reflète la réalité d’une ville où les différentes communautés nationales vivaient dans une parfaite symbiose.

C’est dire que notre ambassadrice à Addis Abeba est loin d’être une « parvenue » en politique et que la diplomatie qui a sans doute besoin des qualités de la première, comme attitude et comme discernements face à des situations engageant l’Etat Mauritanien, ne sont pas une terra incognita pour cette native de Boghé en laquelle le Président Ghazouani place sa confiance en la maintenant dans un poste qui, à ce jour, n’a jamais connu d’impairs. 

Sneiba

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