Le Comité de Solidarité des Victimes de Violations de Droits Humains (CSVDH), en collaboration avec le programme WISH WACA, organise depuis le 8 septembre un atelier de formation intensif au profit de 35 jeunes ambassadeurs de la santé de la reproduction. Cette session, qui s’étale sur plusieurs jours, se déroule dans un réceptif hôtelier Nouakchottois et ambitionne de former une jeunesse engagée et outillée sur les enjeux de santé, de droits et d’équité.

Un programme structuré et progressif
Le premier jour de la formation, placé sous le thème « Droits humains, genre et inclusion », a permis aux participants de se familiariser avec les fondamentaux : concepts clés des droits humains, lien entre genre et cohésion sociale, et analyse des inégalités en santé sexuelle et reproductive (SSR). L’approche pédagogique mêle exposés théoriques, discussions interactives et études de cas pour favoriser la participation active.

Le deuxième jour est consacré à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et à la promotion de la masculinité positive. À travers jeux de rôle, partages d’expériences et témoignages, les jeunes sont sensibilisés aux mécanismes de prévention, d’accompagnement et de changement social.

Un discours mobilisateur
Lors de la cérémonie d’ouverture, la présidente du CSVDH, Mme Sy née Lalla Aïché Ouedraogo, a salué l’engagement des jeunes sélectionnés, qu’elle a qualifiés d’« agents de transformation sociale » : « La jeunesse représente une force de changement. Vous êtes appelés à défendre des valeurs de respect, de justice et d’égalité. Cette formation est un premier pas vers un leadership engagé, au service des communautés».

Mme Sy a également souligné l’importance de faire entendre la voix des jeunes dans les politiques publiques, notamment en matière de santé reproductive et de lutte contre les discriminations. Mme Sy Lalla Aiché Ouédraogo a également insisté sur la nécessité d’un engagement continu de la jeunesse dans la défense des droits, tout en appelant les institutions à soutenir davantage ce type d’initiatives porteuses de solutions la présidente du CSVVDH a lancé un appel solennel à la mobilisation collective en faveur d’une éducation citoyenne massive :

« Seule une action concertée et déterminée nous permettra d’améliorer durablement le vécu des jeunes, des femmes, et particulièrement de nos paysannes », a-t-elle déclaré.

Elle a remercié l’État mauritanien pour son appui constant, le partenaire WILDAF-AO pour son soutien financier, ainsi que l’ensemble des membres du consortium pour leur appui technique.
Vers un leadership transformateur
Le troisième jour de la formation sera dédié à la communication et au leadership, afin de renforcer les compétences en plaidoyer, mobilisation sociale et expression publique. L’objectif est clair : doter les jeunes ambassadeurs de savoir-faire concrets pour mener des actions communautaires efficaces.

Cet atelier s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion des droits humains, de l’égalité de genre et de l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive en Mauritanie. La collaboration avec des partenaires comme IPAS, le PNSR et WiLDAF-AO témoigne de l’importance accordée à cette mission.
Une jeunesse en marche, outillée et inspirée… le programme WISH2-WACA, un levier stratégique en Mauritanie
Dans le cadre de son engagement pour le développement socio-économique inclusif, la Mauritanie bénéficie de l’appui du programme WISH2 – WACA (2021-2025). Cette seconde phase vient consolider les acquis de la première, étendre la couverture géographique et renforcer la durabilité des actions, grâce à une collaboration étroite avec les autorités nationales et les organisations de la société civile.
La pertinence du programme réside dans son alignement stratégique avec les priorités nationales, en particulier :

– La Stratégie nationale de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente (SRMNIA), dont l’objectif est de réduire la mortalité maternelle et infantile (424 décès pour 100 000 naissances vivantes selon l’EDS 2021) et d’améliorer la qualité des services de santé.
– La Politique nationale de promotion du genre, en soutenant l’autonomisation des femmes et en luttant contre les violences basées sur le genre.–


