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Zoom sur les 5 avantages dont bénéficiera l’économie algérienne après l’ouverture de deux banques à Dakar et Nouakchott

dont bénéficiera l’économie algérienne après l’ouverture de deux banques à Dakar et Nouakchott

L’Algérie a procédé à la mise en œuvre d’une stratégie portant sur la percée des marchés africains et l’exploration de nouveaux marchés qui diversifieront les sources de revenus en dehors des revenus des hydrocarbures.

Cette nouvelle stratégie s’inscrit dans le cadre des 54 engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et figure notamment dans le 16ème engagement, qui vise à améliorer le climat des affaires et encourager l’investissement, notamment les Investissements Directs Etrangers (IDE), à diversifier et intensifier les exportations hors hydrocarbures, et réformer le système de financement des investissements et le système bancaire, à diversifier les offres de financement, généraliser l’utilisation des moyens de paiement modernes et créer de nouvelles banques spécialisées.

L’Algérie a inauguré le jeudi 21 septembre dernier, deux banques en Mauritanie et au Sénégal, considérées comme les premières du genre dans l’histoire de ce pays. Le ministre des Finances, Laaziz Fayed, accompagné du ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni, a inauguré dans ce cadre Algerian Union Bank (AUB) en Mauritanie Nouakchott etAlgerian Bank of Senegal (ABS) au Sénégal.

L’expert économique et stratégique Abdelkader Soleimani a apprécié l’ouverture de deux banques algériennes dans les capitales des deux pays, respectivement Nouakchott et Dakar, la qualifiant d’événement « historique et important » pour l’économie nationale.

Soleimani a indiqué dans une déclaration faite « Sabq Press » que ces deux banques accompagneront les exportateurs algériens des secteurs public et privé dans l’investissement et la recherche de nouveaux marchés en Mauritanie et au Sénégal et dans la réalisation d’investissements réels selon la règle « gagnant-gagnant », considérant que ce dossier permettra de renforcer la présence algérienne au Sénégal et en Mauritanie, notamment dans les domaines des industries alimentaires, manufacturières et énergétiques.

Dotée d’un capital total de 50 millions de dollars, Algerian Union Bank, dont le siège se situe au cœur de la capitale Nouakchott, est le fruit d’un partenariat entre quatre banques publiques algériennes: le Crédit populaire d’Algérie (CPA, avec 40% du capital), la Banque extérieure d’Algérie (BEA, 20%), la Banque nationale d’Algérie (BNA, 20%) et la Banque de l’Agriculture et du Développement rural (BADR, 20%).

Soleimani s’attend à ce que de grandes entreprises publiques, telles que Sonatrach, Neftal, Sonelgaz, Cosider et Mobilis, concluent des accords et des appels d’offres en Mauritanie et au Sénégal avec le soutien de ces deux banques, affirmant qu’elles serviront de garantie, de catalyseur et de mur d’arrière pour l’économie algérienne, dés lors où il s’agit d’une alliance économique 100% nationale.

Quant à la faisabilité économique et aux bénéfices attendus, l’expert économique Soleimani a confirmé qu’ils consisteront généralement à « assurer une présence économique algérienne à Dakar, qui est considéré comme l’un des plus grands pays de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO ».

« Aujourd’hui, l’Algérie est entrée dans les profondeurs de l’Afrique et de la Communauté économique ouest-africaine, qui compte plus de 350 millions d’habitants, des taux de croissance atteignant 10% et une production totale dépassant les 600 milliards de dollars », a ajouté l’expert économique algérien, selon lequel, « ces deux banques renforceront la présence l’économie algérienne suivant une approche participative ».

La création des deux banques contribuera à attirer les exportateurs et investisseurs algériens, a-t-il poursuit, disant que l’Algérie bénéficiera des marchés publics et des appels d’offres internationaux qui seront lancés par le Sénégal et la Mauritanie.

« La présence des deux banques permettra également de bénéficier des appels d’offres et des transactions publiques, notamment dans les secteurs des infrastructures et des services logistiques, des minéraux et des énergies renouvelables, de l’élevage, de l’alimentation, des industries manufacturières et textiles, de l’industrie automobile et mécanique, de l’agriculture, de l’agriculture, et les ressources marines et halieutiques », a-t-il poursuivi.

Soleimani a suggéré par ailleurs que toutes ces avantages seraient dans l’intérêt de l’économie algérienne à travers la présence de banques algériennes, de concessionnaires économiques algériens et d’expositions permanentes à Nouakchott et à Dakar, pour promouvoir et présenter le produit algérien et accroître les exportations algériennes en dehors des hydrocarbures à 13 milliards de dollars.

L’expert économique s’attend à ce que le volume des échanges commerciaux bilatéraux entre l’Algérie et la Mauritanie d’une part et l’Algérie et le Sénégal d’autre part, s’élève respectivement à 150 millions de dollars annuels pour le premier et de 40 à 100 millions de dollars pour le second.

Il a évoqué par ailleurs la relation qui liera les deux banques avec les opérateurs économiques algériens, disant qu’elle repose sur « l’attribution de financements et de prêts bancaires et le financement d’études de marché pour les aider et les accompagner dans leurs investissements au Sénégal et en Mauritanie ».

Walid Guebli Sabq Presse

Traduit de l’Arabe

https://www.sabqpress.dz/economics/
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